Un investissement payant pour François Lambert

Par Louis-Antoine Lemire-jeudi 11 Avr 2019

Le populaire homme d’affaires québécois, François Lambert, est tombé sous le charme de la Ligue de hockey préparatoire scolaire  (LHPS) depuis que son fils Alexis porte les couleurs du Collège Jean-Eudes de Montréal. L’entrepreneur croit dur comme fer que le futur du hockey passe par les écoles et il souhaite voir davantage d’établissements publics se diriger vers cette avenue dans un avenir rapproché.

Au départ, M. Lambert ne tenait pas mordicus à ce que son fils pratique ce sport car il ne partageait pas nécessairement la même vision avec certains parents du hockey mineur. Toutefois, lorsqu’Alexis lui a demandé de jouer à l’âge de quatre, il a accepté. Ce dernier a connu de bonnes saisons au hockey civil et a atteint le niveau pee-wee BB.

Cependant, le paternel jugeait que la pratique de ce sport dans la structure civile affectait la qualité de vie familiale en raison des entraînements les soirs de semaine. Il était donc à la recherche d’un programme qui conciliait de façon plus efficace le sport et la vie de famille. Finalement, il a jeté son dévolu sur le Collège Jean-Eudes où son fils ainé évoluait déjà en concentration soccer.

«Ce sport devrait être encadré par les écoles. Nous avons davantage de moments de qualité en famille depuis qu’Alexis joue dans la LHPS. C’est fini les pratiques à des heures tardives. Je ne regrette pas du tout mon choix et cela a été un bon investissement. Le rapport qualité-prix est très bon.» L’ex Dragon a fait, entre autres, référence à l’encadrement offert par les professionnels qui travaillent auprès des jeunes. De plus, il juge que les suivis entre l’école et le hockey se font à merveille, car tout est centré au même endroit.

Également, M. Lambert apprécie la rigueur qui prévaut dans les programmes études-sport. «Le jeune doit faire ses travaux sans quoi il peut être privé de son sport. Si ce genre de situation survient, tu laisses en quelque sorte tomber ta formation. Cela pousse les jeunes à être sérieux et à travailler sur les bancs d’école.»

Gagner en confiance

François Lambert a constaté que sa progéniture a gagné en confiance tant sur le plan scolaire que sportif depuis qu’il évolue dans la LHPS. « Il a compris qu’en travaillant fort, il pouvait réussir. L’apprentissage n’était pas facile pour Alexis lorsqu’il était plus jeune, mais il est devenu bon à l’école tandis que sur la surface glacée, c’est un joueur métamorphosé. Il a réalisé qu’il possédait un certain talent. Mon fils est un imposant défenseur (6pieds 1 pouce) qui n’hésite pas à exploiter son jeu offensif sans négliger l’aspect défensif de sa partie», a-t-il décrit.

Un père discret

Dans les estrades, l’entrepreneur se met un peu à l’écart des autres parents et il accorde très peu d’importance au pointage final. Pour lui, l’effort livré par son fils est l’aspect le plus notable.

«Sur le chemin du retour, je vais lui rappeler ses bons coups. S’il a fait une erreur, je ne vais pas lui remettre sur le nez. Tout comme avec des employés, je prône beaucoup le renforcement positif. D’ordre général, lorsque quelqu’un commet un impair, il en est conscient.» Selon lui, s’acharner sur les erreurs n’est pas de grande qualité.

François Lambert sait que son fils n’atteindra pas la Ligue nationale de hockey. Toutefois, il aimerait bien que celui-ci évolue dans un collège américain dans quelques années. « Il aime ce sport et il est bilingue. S’il le veut bien, j’aimerais lui offrir la chance de parfaire davantage sa maîtrise de la langue de Shakespeare aux États-Unis et qu’il connaisse la vie sur un campus américain. Selon moi, c’est une expérience unique pour un jeune de pouvoir pratiquer son loisir favori à travers le pays de l’Oncle Sam.»