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Jeudi 13 Septembre 2018
Louis-Antoine Lemire
En prenant en considération l’importante augmentation de sa clientèle lors de la campagne 2016-2017 par rapport à celle de 2017-2018, les dirigeants de la Ligue de hockey préparatoire scolaire sont fiers de dire que le nombre de commotions cérébrales tend à diminuer dans le circuit.
En 2016-2017, le nombre de traumatisme crâniens se chiffrait à 109 et à 133 pour l’année suivante. «Il faut mettre la statistique en parallèle. Notre clientèle a augmenté de 40 % pendant cette période. C’est donc dire que le pourcentage de hausse des commotions représente moins de 1 %», a précisé le directeur général de la LHPS, Louis Simard. Ce dernier a ajouté qu’un traumatisme crânien doit obligatoirement être divulgué à un intervenant médical à la suite de l’impact. Également, il a rappelé que de la sensibilisation est effectuée auprès des intervenants de la ligue grâce, entre autres, à un protocole éprouvé et un fichier de comptabilisation des commotions.
«Toutes les écoles doivent démontrer l’existence et la fonctionnalité d’un protocole de retour au jeu au moment de leur admission. Une mise à jour sur le délai appliqué pour un retour au jeu est vérifiée à la ligue. Son application est un point important dans l’évaluation de la qualité de nos membres à la LHPS. Pour nous, la priorité est que le jeune soit d’abord en mesure de reprendre ses cours normalement. Par la suite, il pourra retourner sur la glace. La sécurité de nos élèves-athlètes est primordiale.»
Pour sa part, le président de la LHPS, Mathieu Darche, a mentionné que la ligue compile les données de traumatismes crâniens de toutes les équipes du circuit. D’ailleurs, la LHPS possède plusieurs divisions afin de limiter l’écart de calibre entre les hockeyeurs. «Le fait d’avoir plusieurs catégories d’âge permet d’équilibrer davantage le niveau de jeu. Cette façon de faire contribuera à réduire le nombre de commotions cérébrales. L’homogénéité est un peu utopique, mais nous verrons définitivement une amélioration», estime l’ex attaquant du Canadien de Montréal.
Ceci dit, M. Darche rappelle que le hockey demeure un sport de contact. Par conséquent, l’élimination complète des traumatismes crâniens est quasi impossible selon lui. «En restant sévère sur nos sanctions et en prônant l’éducation grâce à nos intervenants, nous croyons que ça aidera à limiter le nombre de commotions.» D’ailleurs, il tient à préciser que la LHPS est transparente et qu’elle ne veut en aucun cas avoir des secrets à l’égard des parents en lien avec les commotions cérébrales.
Le diplômé de l’Université McGill ajoute du même souffle que la LHPS travaille de concert avec Hockey Québec dans l’optique de rester à l’affût des meilleures pratiques en ce qui a trait aux mises en échec.
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