Une ligue sans complexe croit Claude Verret

Mardi 12 Décembre 2017

Louis-Antoine Lemire

 Claude Verret a toujours possédé un flair offensif.  Avec une moyenne de 2.31 points par match dans la LHJMQ, il se classe au 2e rang de l’histoire du circuit parmi les hockeyeurs qui ont noirci la feuille de pointage à 400 reprises. Le seul athlète qui a fait mieux que lui est un certain Mario Lemieux (2,81).  Après de fructueuses années professionnelles, le choix des Sabres de Buffalo en 1982 partage dorénavant son savoir auprès des sportifs de l’École Mont Sainte-Anne.

«Je trouve que la LHPS est bien organisée et le calibre est très bon. L’époque où un joueur québécois devait absolument passer par le midget AAA et la LHJMQ pour atteindre la LNH est révolue. Des formations du circuit Bettman n’hésitent pas à recruter dans les collèges américains. Il ne faut pas oublier que l’athlète qui décidera de prendre cette avenue décrochera un diplôme.» Claude Verret a ajouté que les parents d’enfants dans la LHPS n’ont plus à se déplacer les soirs de semaine pour aller porter leur progéniture aux pratiques, car celles-ci se déroulent dans la journée. «C’est un programme clé en main avec des instructeurs compétents.»

Auparavant, M. Verret observait que c’était davantage les gars évoluant dans la catégorie bantam qui décidaient de quitter la structure civile. Dorénavant, il remarque que de plus en plus de jeunes vont rejoindre la LHPS. «Je suis persuadé que la ligue continuera de progresser.»

Changement de philosophie

Se décrivant comme un entraîneur calme, le dirigeant des Vikings M-15 constate que la communication avec les joueurs est primordiale aujourd’hui. «Je dialogue beaucoup avec adolescents. Les joueurs veulent obtenir des réponses à leurs questions. La façon de diriger a changé au fil des ans.»

Difficile de faire sa place

Après une florissante carrière dans la LHJMQ où il a, entre autres, récolté 188 points en 1982-83 avec les Draveurs de Trois-Rivières, Claude Verret a disputé quelques matchs avec les Sabres de Buffalo. «J’ai été déçu de ne pas être en mesure de m’établir dans la Ligue nationale de hockey. Quand je suis arrivé avec la formation de l’état de New York, l’organisation avait beaucoup de choix de première ronde. Ce facteur ne m’a pas aidé», a réalisé celui qui a remporté le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine.

Un rêve de jeunesse

Souhaitant donner un nouveau souffle à sa carrière, Verret a demandé à son entraîneur de l’époque, Scotty Bowman, de l’échanger. Cependant, Buffalo ne désirait pas se départir de ses services. «J’ai fait mon boulot du mieux que je pouvais. Parfois, il faut être au bon endroit au moment opportun. Si j’avais été dans une autre formation, le scénario aurait peut-être été différent», a relativisé M. Verret qui a décidé d’aller jouer en Europe, car les conditions étaient meilleures que dans la LAH.

Son cours passage lui a toute de même permis de côtoyer son idole de jeunesse, Gilbert Perreault. «Au hockey mineur, je portais le numéro 11 en son honneur. Dans un match préparatoire, je me souviens d’un moment où il a traversé la patinoire à Pittsburgh. Il possédait des mains magiques.»

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